Une année (décembre 2019) après avoir lancé son tout premier satellite, ETRSS-1, l’Ethiopie recommence. Avec le soutien d’experts chinois. L’information a été donnée le mercredi 23 décembre 2020 par Yishrun Alemayehu, directeur général adjoint de l’Institut éthiopien des sciences et technologies de l’espace (ESSTI). 

D’une haute résolution sophistiquée, le satellite baptisé ET-Smart-RSS est capable d’enregistrer des images d’une qualité nettement supérieure, indiquent les autorités éthiopiennes.
« La conception préliminaire a été réalisée en Ethiopie, tandis que les travaux techniques et de détail ont été entrepris en collaboration avec des experts chinois, en Chine; par le biais de zoom et d’autres services de téléconférence », a détaillé M. Alemayehu au quotidien officiel ‘Herald’.

« Le nanosatellite de 8,9 kilos est une grande réalisation de l’Ethiopie à plusieurs égards. L’Institut va continuer à travailler pour renforcer les efforts de transfert de technologies et de développement humain », projettent les officiels du second Etat le plus peuplé d’Afrique.

Le satellite de télédétection multispectral de 72 kg qui est stationné à 700 km de la Terre surveille l’environnement et les conditions météorologiques pour une meilleure planification agricole, une alerte précoce en cas de sécheresse, les activités minières et la gestion forestière du pays.

ET-Smart-RSS a été lancé depuis le site de lancement d’engins spatiaux de Wenchang, en Chine.
L’Afrique, un continent tourné vers le ciel et la course aux satellites 
Alors que Christian Feichtinger, directeur exécutif de la Fédération internationale d’astronautique (IAF) affirmait en 2015 qu’«aucun pays africain ne dispose d’une industrie qui lui permette de développer ses propres ressources spatiales», il a été observé que ces vingt dernières années, 41 satellites africains ont été mis en orbite, et ont permis de favoriser l’accès aux télécommunications ou la surveillance des territoires.

Selon Sékou Ouedraogo, ingénieur en aérospatial, président de l’association African Aeronautics & Space Organisation (AASO), plusieurs éléments font que les pays africains se doteront davantage de satellites dans les prochaines années. Une dynamique que soutiendra l’Agence spatiale africaine, créée au printemps 2019.
Durant les deux dernières décennies, plusieurs pays africains ont été à l’origine du lancement de 41 satellites. Le premier a été mis en orbite en 1998. Sur l’ensemble de ces satellites, 21 ont été lancés durant ces cinq dernières années. Ce chiffre montre bien le dynamisme africain dans le secteur, avec cette augmentation de 100% en cinq ans.

Actuellement, onze pays africains (à savoir le Soudan, le Rwanda, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola, le Ghana -premier pays africain à réussir la mise en orbite d’un satellite-, le Kenya, le Maroc et l’Algérie) sont actuellement en orbite.
L’Afrique du Sud, par exemple, travaille sur les thématiques spatiales depuis les années 1960, et dispose de trois satellites. Le Nigeria en a quatre. Des ingénieurs ghanéens ont mis au point le GhanaSat-1. Le Maroc se distingue également, notamment du fait de l’acquisition d’un satellite, le Mohamed VI A, d’une valeur de 500 millions de dollars. Ce satellite effectue des vols stationnaires destinés aux télécommunications.

McJerson

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