Le gouvernement Argentine vient de lancer un visa de six mois, renouvelable une fois. La ville de Buenos Aires en fait officiellement une stratégie depuis décembre 2020.

La veille, encore : restaurant. Le lendemain : brunch. Le soir : un afterwork, dans le quartier de Buenos Aires qui borde le rio de la Plata, Puerto Madero, et des verres sur un rooftop. Ensuite, chaque mois, une escapade est prévue aux quatre coins du pays : bientôt, les spectaculaires chutes d’Iguazu – à la frontière brésilienne –, puis Salta et ses montagnes colorées dans le Nord-Ouest. « On flambe », admet en souriant Ricardo (les personnes citées dont le nom n’apparaît pas ont souhaité garder l’anonymat), 28 ans, qui a quitté la Belgique avec sa compagne pour rejoindre l’Argentine, fin avril, comme « nomade numérique », pour six mois environ.

Ses projets ne sont pas uniquement touristiques : la journée, il continue de travailler, totalement à distance, à raison de trente-deux heures hebdomadaires, comme administrateur des achats pour une entreprise néerlandaise.

« Je n’y vois que des avantages ; à Buenos Aires, je ne me sens pas dépaysé. En même temps, j’apprends une nouvelle langue et puis, avec un salaire européen, la vie n’est vraiment pas chère, je vais même pouvoir mettre de côté », remarque-t-il, ravi des premiers contacts. Pour l’instant, il s’en sort avec sa maîtrise du portugais.

« Nos atouts, c’est le coût de la vie, imbattable au regard de l’offre culturelle, gastronomique, en divertissement, mais aussi un climat agréable toute l’année. » Francisco Resnicoff, sous-secrétaire aux relations internationales.

Rédaction IM

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